Comme une pluie d’ octobre
Le temps n' est plus au chaos et je caresse les loups.
Penser à toi, dans la simplicité des choses, non dans leur fièvre. Mais y penser sans cesse. Sentir ton regard se poser sur tout ce que je touche, ton souffle à mon cou, apprivoiser enfin ta voix. Etre là. Tout près. Rester là. Tout contre. Malgré les silences, les errances. Pour un mot tendre, un seul. Pour un frisson à venir, pour une audace peut-être. Aimer. T' aimer. Tout aimer. Intimement, fidèlement. Dans une douceur de miel. Savoir que ça ne passe pas. Que ça ne passera jamais. Qu' il y a juste à sourire.
Je veux t' aimer ainsi. Sans peser. Je vais t' aimer, tu sais… Légère et silencieuse, comme une pluie d' octobre.
20 octobre, 2009 à 7:09
Un serment d’amour - “je vais t’aimer… comme une pluie d’octobre” - qui fait frissonner. Caresser les loups est un jeu qui mène - ne le croyez-vous pas ? - dans des contrées dangereuses !
20 octobre, 2009 à 21:00
C’ est peut être moins dangereux que de dire ” je vais t’ aimer…”-)
21 octobre, 2009 à 9:33
J’aime bien ces mots, comme volés à l’indicible, ce voeu d’aimer, avec cette douceur noble du refus à posséder. Aimer pour donner quelque chose qui ne demande pas son prix. Le seul vrai cadeau. Et la caresse aux loups m’inspire à sourire, pour l’apaisement qu’elle me semble murmurer : la menace rendue à quelque chose de plus positif, de plus beau, comme si l’ombre au tableau pouvait cacher d’autres merveilles, toutes à deviner, et que ne sauraient voir les yeux trop occupés à se méfier…
Je m’y perds à tenter de discerner pourquoi j’aime. C’est qu’il y a une belle justesse dans le ton et le sens, mais qu’elle dépeint peut-être des choses qui, d’ordinaire, ne se disent pas. On les tient pour acquise, et il n’est pas impossible qu’on s’y trompe !
Et puis j’aime l’humanité de ces mots, aussi, leur générosité, qui ne fait pas étalage de ce qu’elle est, se laisse deviner si l’on veut, se laisse ignorer si l’on ne veut pas…
21 octobre, 2009 à 21:09
“…avec cette douceur noble du refus à posséder…”
Vous touchez juste, Bifane .. de A à…aime !
Merci pour ces mots là !-)
23 octobre, 2009 à 20:55
J’entends le loup ronronner quand tu le caresses avec ta plume d’octobre.
23 octobre, 2009 à 21:33
C’ est moi qui ronronne de te retrouver par ici, Mû…
Je t’ embrasse très fort -)