Il pleut
Il pleut et je voudrais le monde de tes bras entrouverts. Couchés, déraisonnablement nus, ton corps plaqué contre mon dos, jambes repliées en un étrange zig zag. Le Z des amants. Mon sein, si petit dans ta menotte. Si petit de toute façon. Un baiser contre ma nuque, dans le silence d' après le tumulte, d' après les mots fous, dans l' apaisement des corps rompus. Il pleut et je voudrais me taire avec toi. Et parce que tout pourrait s' arrêter là, parce qu' il n' y aurait aucun regret, aucune amertume et nul endroit où être mieux, en un ultime abandon, m' endormir peut être, ou simplement mourir un peu.
Il pleut et j' ai compté les gouttes, une à une, se fracasser sur ma vitre, dégoulinantes de vide. Il pleut. Et j' ai envie de toi.
5 novembre, 2009 à 6:53
Un texte mélancolique à souhait qui donne envie de pleurer sur les amours qui n’en finissent pas de mourir.
5 novembre, 2009 à 10:19
Il pleut et je compte les larmes, une à une. Le sel du vide.
5 novembre, 2009 à 21:19
A vous deux: Désolée d’ avoir suscité tant de mélancolie dans ce billet qui ne me semblait pas être plus triste que les autres… Ou peut être que je ne m’ en rends plus bien compte !-)
La pluie, l’ odeur de l’ humus et des amours qui n’ en finissent pas de vivre…
6 novembre, 2009 à 9:26
Je ne le trouve pas mélancolique ce billet qui parle de désir…
Besoin d’un peu de vent pour chasser la pluie ? Y’a qu’à demander, ici c’est à profusion.
7 novembre, 2009 à 9:50
Un vent à décorner les taureaux … ?-)
Accroche toi Mû !
7 novembre, 2009 à 10:31
Oui, ça sent la tempête…. la vache !